Les urnes électorales fournissent aux Canadiens l'occasion d'exprimer directement leur opinion sur la façon dont leur pays devrait être administré. À l'échelon fédéral, les Canadiens élisent des députés à la Chambre des communes pour représenter les différentes circonscriptions électorales. Habituellement, les élections ont lieu tous les quatre ans à quatre ans et demi.
Les sièges à la Chambre des communes sont distribués proportionnellement à la population, bien qu'on se penche particulièrement sur les régions moins peuplées afin de garantir une représentation équitable. Une circonscription compte en moyenne 97 425 habitants, mais ce nombre peut varier de 26 745 résidents (Nunavut) à 124 572 résidents (Vancouver Ouest). Le Nunavut constitue une seule circonscription et la plus grande circonscription électorale au Canada, couvrant 2,1 millions de kilomètres carrés. La plus petite est Papineau, au Québec, qui s'étend sur 9 kilomètres carrés.
À intervalles
de 10 ans, selon les résultats du recensement, le nombre
de circonscriptions électorales est examiné et révisé, au besoin, pour tenir
compte de l'évolution et des mouvements de la population canadienne. Lors
de la 38e élection générale tenue en 2004, le nombre de sièges à pourvoir
est passé de 301 à 308, trois nouvelles circonscriptions ayant été créées
en Ontario, deux, en Colombie‑Britannique et deux, en Alberta.
Près de 23 millions de Canadiens avaient droit de vote lors de la 39e élection générale en janvier 2006, mais seulement 65 % se sont présentés aux urnes. Cela va à l'encontre de la tendance des cinq élections précédentes alors que la participation électorale avait chuté pour atteindre 61 % à la 38e élection générale - soit le plus faible taux de participation au scrutin depuis la Confédération. Pour la troisième élection d'affilée, l'Île‑du‑Prince‑Édouard a affiché le taux de participation le plus élevé, soit 74 %, alors que le Nunavut et Terre‑Neuve‑et‑Labrador ont enregistré le taux de participation le plus faible.
Parmi les 308 députés élus en 2006, 21 % étaient des femmes, soit le même pourcentage qu'aux élections de 1997, 2000 et 2004.